Cérémonies du 8 mai 2026

à Crépy-en-Valois, à Lacroix-Saint-Ouen, et partout sur le territoire, nous nous sommes réunis pour commémorer la victoire du 8 mai 1945 et rendre hommage à ceux qui ont refusé la défaite, l’occupation et la barbarie.

Heureux également de me retrouver aux côtés de mon ami Gabriel Melaimi, nouveau maire UDR de Crépy-en-Valois, ainsi que des élus du conseil municipal.

Drapeaux tricolores. Marseillaise. Et, devant les monuments, des enfants. C’est à eux, au fond, que ces cérémonies s’adressent.

Car derrière chaque date que nous commémorons, il y a d’abord eu des hommes face à une question simple : fallait-il s’engager ?

On pouvait attendre. Se taire. Suivre le mouvement. Espérer que l’Histoire passe sans rien exiger. Beaucoup ont fait ce choix. Une minorité a choisi l’inverse.

Les 136 pêcheurs de l’île de Sein, partis en juin 40 sur leurs bateaux pour continuer le combat depuis l’Angleterre.

Les hommes de Leclerc, qui à Koufra jurent de ne pas déposer les armes avant Strasbourg.

Les soldats de mai-juin 40, dont on a trop oublié les 90 000 morts en six semaines.

Les résistants de l’intérieur, sans uniforme, sous la menace permanente de la dénonciation.

Sans eux, pas de victoire.

Aucun de ces engagements, pris isolément, n’aurait suffi. C’est leur convergence qui a fait la victoire de 1945 : des marins, des soldats, des résistants, des anonymes, qui ne se connaissaient pas et qui, ensemble, ont permis à une nation vaincue de redevenir une nation victorieuse.

C’est cette mémoire qu’il faut transmettre, sans la diluer ni la banaliser. Une nation ne tient pas seulement par ses institutions. Elle tient parce que, à chaque génération, des hommes ordinaires acceptent de s’engager pour quelque chose qui les dépasse

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